2e partie de nos échanges avec Jean-François Tordo, ancien capitaine de l’équipe de France de rugby aujourd’hui engagé dans le développement de l’association Pachamama à Madagascar.

Quels sont les projets en cours ou à réaliser ?
JF Tordo : Déjà, il faut se battre chaque jour même si je mesure le chemin parcouru. Partir de terrains vagues pour aboutir à un projet de construction d'un Centre des Métiers de la Terre en pleine brousse comme nous sommes en train de le faire, c'est génial. Les enfants malgaches qui ne peuvent venir à nous, nous allons les chercher. Le rugby est toujours très présent, les malgaches en sont fous, mais nous allons au-delà. 85% de la population travaille dans l'agriculture. Nous allons donc les former, avec des éducateurs agronomes, à un métier qui leur permettra de vivre dignement.

D'autres projets ambitieux sont en place ou en cours de montage : organiser un éco-tourisme solidaire, développer et commercialiser des produits à base des ressources locales comme les huiles essentielles, les pâtes de fruits, etc. Autant d'activités qui nécessiteront des compétences : nous incitons les jeunes malgaches à apprendre des métiers dans la production ou la vente pour générer ainsi une économie locale éthique.

Jeff Tordo et l'association Pachamama

Toutes les grandes histoires débutent par une rencontre

Qui anime l'association Pachamama au quotidien ? Avec quelles ressources ?
JF Tordo : Pachamama a acquis au fil des années certains moyens techniques et humains, des connaissances et de l'expérience. Mais rien n'est acquis. Nous employons des dizaines de personnes : administratifs, éducateurs rugby, agronomes, etc. Pachamama doit payer leurs salaires ainsi que les nombreuses activités que nous menons. Même si l'association a franchi un palier, elle n'est pas encore autonome financièrement. La recherche de financements est donc une activité essentielle qui monopolise une bonne partie de mon temps. Je passe la moitié de l'année à Madagascar pour travailler avec les enfants, avec les membres de l'association ainsi qu'avec les organismes locaux. Mon objectif est de pérenniser Pachamama pour pouvoir y consacrer 100% de mon temps.

Comment est née votre histoire avec isOlat FRANCE ?
JF Tordo : Par une rencontre ! Des relations communes ont permis une rencontre avec les dirigeants d'isOlat FRANCE*. Le courant est très bien passé, ils souhaitaient s'engager dans un projet solidaire comme Pachamama. Nos échanges étaient sympas et constructifs. isOlat FRANCE veut être acteur, participer concrètement. Bien sûr, il y a des passerelles avec leur activité d'isolation thermique par projection de polyuréthane, mais pas seulement. Grâce à eux, nous avons réalisé notre site Internet par exemple. Notre partenariat est fait pour durer : c'est une histoire en train de naître, pas un one-shot. isOlat FRANCE a compris notre message, nous partageons le souci de l'humain et les mêmes valeurs. Nous sommes dans la même équipe !

* isOlat FRANCE est une société du groupe ICYNENE LAPOLLA